Caledonie

Le bel oiseau du Pacifique
S'en va sur l'eau, mélancolique,
Il a le coeur lourd comme une pierre,
Il entend les bruits du tonnerre.

Et dans le vent, sous les Tropiques,
Le grand serment devient musique,
C'est lui qui porte la nouvelle
De Nouméa à l'archipel.

Car la Nouvelle-Calédonie,
Vibre aux accents de la patrie,
Un chant d'amour, de liberté,
Toujours Français !

Milliers de drapeaux tricolores
Viennent illuminer le décor,
En Grande Terre, aux Loyautés,
Toujours Français !

Et devant nous, il y a des hommes,
Ils veulent nous faire fuir d'où nous sommes,
Chacun choisit sa destinée,
La nôtre s'appelle Fidelité.

Nos enfants sont couleurs de miel,
Dans leurs yeux,il y a des arcs-en-ciel,
Mais quand on regarde leur coeur,
On voit briller nos trois couleurs !

Car la Nouvelle-Calédonie,
Vibre aux accents de la patrie,
Un chant d'amour, de liberté,
Toujours Français !

Milliers de drapeaux tricolores
Viennent illuminer le décor,
En Grande Terre, aux Loyautés,
Toujours Français !

Pour mon papa

# Posté le lundi 26 septembre 2005 13:10

Camarade

Révolution bolchevique :
De terribles statistiques,
C'est vrai... c'est vrai.

Douze millions de victimes
Pour imposer un régime,
C'est vrai... c'est vrai.

Des conseillers militaires
Pour guerre révolutionnaire;
L'ère de la grande famine
Sous le règne de Lénine
C'est vrai... c'est vrai.

Au nom du Parti unique,
Plus de vie démocratique,
C'est vrai... c'est vrai.

Dissidents et refuzniks
En hopitaux psychiatriques,
C'est vrai... c'est vrai.

Et dans tous leurs satellites,
Ils forcent les plébiscites
En envoyant les blindés
Ecraser la dignité,

Garde ça en mémoire, camarade
Quand tu vas défiler pour la paix,
L'armée rouge qui marche sur la grande esplanade
Est programmée pour attaquer.
C'est vrai... c'est vrai
C'est vrai... c'est vrai.

Des camps pour les terroristes
Derrière les frontières marxistes
C'est vrai... c'est vrai.

Des fronts de libération
Pour servir leurs ambitions
Et sous couvert d'humanisme,
Ils marquent leur expansionisme.

Garde ça en mémoire, camarade
Quand tu vas défiler pour la paix,
L'armée rouge qui marche sur la grande esplanade
Est programmée pour attaquer.
C'est vrai... c'est vrai
C'est vrai... c'est vrai.

Et demande aux Afghans, camarade
Toi qui parle pour les peuples opprimés
Car le sang des enfants tués à la grenade
A la couleur de tes idées.
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# Posté le lundi 26 septembre 2005 13:10

Camerone

Camerone
Garçon, si par hasard sur ton livre d'histoire,
Tu tombes sur ce nom : Camerone, Camerone, Camerone
Garçon, regarde bien cette page d'histoire,
Et n'oublie pas ce nom : Camerone, Camerone, Camerone.

Le ciel de feu du Mexique
A jamais se souviendra
De ce combat héroïque
Dans les murs de l'hacienda.

Dans ce décor gigantesque
La terre se désaltérait
Du sang qui coulait, dantesque,
Sur la prairie qui brûlait.

A Camerone, à Camerone

Garçon, sur le chemin qui conduit à la gloire,
Tu dois trouver ce nom : Camerone, Camerone, Camerone.
Garçon, si ton destin exige une victoire,
N'oublie jamais ce nom : Camerone, Camerone, Camerone
Pour l'honneur de la légion :
Sachant qu'ils allaient mourir,
Jusqu'au bout de leur mission,
Fiers de tomber pour l'Empire
Ils étaient soixante-deux,
Face à deux mille cavaliers
Le soleil baissait les yeux
Lorsqu'ils furent exterminés
A Camerone, à Camerone
Ce nom qui sonne et qui résonne,
Ce nom qui tonne et qui t'étonne
Camerone, Camerone, Camerone
Camerone, Camerone, Camerone.
Camerone, Camerone, Camerone.

# Posté le lundi 26 septembre 2005 13:12

Modifié le mardi 05 juin 2007 03:54

Camp 36

Camp 36
Il a gravé une croix blanche
Sur le mur gris de sa prison.
C'est comme ça qu'il note ses dimanches ;
Y a des années qu'il tourne en rond.

Pour ses compagnons d'infortune,
Le musicien aux doigts brisés
Est un pierrot sans clair de lune,
Une mélodie inachevée.

Celui qui chantait yesterday
"I've got to hide your love away",
Des chansons qui faisaient rêver, rêver :
"Long tall Sally", "Good gale Miss Molly",
C'est loin de Memphis, Tennesse.
Le camp 36 de Sibérie...

Il jouait des airs d'Amérique
Dans la banlieue Sud de Moscou ;
Mais les commissaires politiques
Ont déclaré qu'il était fou.

D'abord l'asile psychiatrique,
Une seringue, et puis un grand trou.
N'a plus sa guitare électrique,
Mais leur courant passe partout.

Celui qui chantait yesterday
"I've got to hide your love away",
Des chansons qui faisaient rêver, rêver :
"Long tall Sally", "Good gale Miss Molly",
C'est loin de Memphis, Tennesse.
Le camp 36 de Sibérie...

[texte russe]
Petit Serge, ici il y a des tas de
nouvelles chansons qui te plairaient.
On peut tout chanter ! Le KGB n'existe pas...
Les artistes chantent pour de nombreuses causes.
Mais il ne font pas encore de concerts
contre le Goulag...

Celui qui chantait yesterday
"I've got to hide your love away",
Des chansons qui faisaient rêver, rêver :
"Long tall Sally", "Good gale Miss Molly",
C'est loin de Memphis, Tennesse.
Le camp 36 de Sibérie...
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# Posté le lundi 26 septembre 2005 13:13

Le camp des solitaires

Ils passent des années sans se voir ni s'écrire
Chacun de leur côté, ils poussent leur navire ;
Et puis, soudainement, sur le quai d'un bistrot
Ils posent leurs souvenirs, allument des flambeaux.

Et du fond de la nuit, c'est une clameur qui gronde,
Fait le tour de Paris dans une folle ronde.
Réveillez les copains, faites battre les tambours,
Ce soir on va parler de nos vieilles amours.

Les compagnons du camp des solitaires
Ont dans leur coeur des souvenirs amers.
Les compagnons du camp des solitaires
Ont labouré bien des champs de misère, de colère !

Les compagnons du camp des solitaires...

Si tu veux pas d'ennui, prends le trottoir d'en face :
Quand ils sont réunis, c'est pas l'état de grâce.
Ils parlent le language des soldats de l'An II,
Ils forment le carré de la colère des dieux.

Les compagnons du camp des solitaires
Ont dans leur coeur des souvenirs trop fiers.
Les compagnons du camp des solitaires
Ont labouré bien des champs de misère, de colère !

Les compagnons du camp des solitaires...

Ils se quittent joyeux lorsque le jour se lève,
Ils se disent adieu en criant : "Marche ou crève !".
Ils largent les amarres et reprennent leur chemin,
Le prochain rendez-vous, la croisée des destins

Leur permettra demain,
A l'appel du tocsin,
De se tendre la main.
Dans le petit matin,
Des milliers de lutins,
Jailliront, c'est certain,
Des lampes d'Aladin,
Chanteront des refrains,
"La colo, le boudin !",

Les compagnons du camp des solitaires...

Dans le petit matin,
Des milliers de lutins,
Jailliront, c'est certain,
Pour traquer les gredins.
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# Posté le lundi 26 septembre 2005 13:14