Jean-pax mefret

Jean-pax mefret
« Il s'appelle Jean comme tout le monde, Pax comme personne et Méfret comme son père. Il est né en Algérie, sous le soleil et le signe de la Vierge. Il a grandi avec la mer pour horizon.
Un jour, le soleil est tombé dans l'eau et Jean-Pax Méfret a fait naufrage en métropole. Paris ne lui a pas tendu les bras. Il n'en espérait d'ailleurs pas tant. Mais la vie va et vous pousse.
De culbute en pirouette, de plongeon en sursauts, Jean-Pax a commencé sa carrière de journaliste. De Bruay - la - folie au Vietnam - l'enfer, de Marseille - Miami - la - french - connection à Kolwézy - la - Légion, de Montréal - le - Québec - libre à Bangui - Bokassa, de Poulo - Bidong - boat - people - qui - coulent aux Caraïbes - les - lépreux - qu'on - cache... Depuis une quinzaine d'années, un jour ici, l'autre ailleurs, la nuit pour écrire, l'aube pour sourire et le reste du temps pour rêver.
Dans ce métier-passion, ce métier-miroir, on écoute, on observe, on regarde... ça n'empêche pas de penser. Ce que pense Jean-Pax Méfret, il ne le garde pas jalousement pour lui-même. Autant que les autres en profitent ! Alors... parce que la musique est en lui, il compose et il chante.
Ses chansons parlent de lui, de nous, du temps qui passe, des camps là-bas en Sibérie, des loup de guerre qui n'ont jamais guéri. Certaines sont mélancoliques. Comme les jours, comme la vie, comme celle de Jean-Pax qui se passe en reportages. Et puis, de temps en temps, sur un coin de table ou un bout de zinc, il dessine une portée, quelques noires et quelques blanches... Il gratte une guitare, s'installe à un piano... et la musique...
Sacré bonhomme !
Qui aime la vie.
Et les gosses...
Qui ne roule pas carosse.
Et ne craint pas les bosses... »
# Posted on Monday, 26 September 2005 at 12:55 PM

L'histoire du mur de la honte(par Jean-Pax Méfret)

L'histoire du mur de la honte(par Jean-Pax Méfret)
Mai 1945. Berlin, cité symbole de la puissance nazie, agonise. Dans les entrailles déchiquetées du monstrueux régime hitlérien apparaissent les visages décharnés aux yeux glacés d'effroi des rescapés des camps de la mort.
Et pendant qu'à Nuremberg se prépare le procès des criminels de guerre, à Postdam les quatre Nations alliées, Etats-Unis d'Amérique, Union soviétique, Grande Bretagne et France signent en juillet l'accord divisant l'Allemagne vaincue en quatre zones d'occupation. Berlin, située au centre de la zone d'occupation soviétique, est à près de deux cents kilomètres de la frontière occidentale. La ville n'est plus qu'un champ de ruines où s'entassent les centaines de milliers de réfugiés allemands qui ont fuit l'Armée rouge ou qui ont été expulsés des territoires d'Allemagne orientale, passés sous contrôle soviétique ou polonais. La population est employée au déblaiement des 25 millions de mètres cubes de décombres. Progressivement,la méfiance s'installe entre le camp occidental et le camp communiste. Dans la zone soviétique de Berlin, à l'Est, les communistes allemands occupent tous les postes de commande. Les Occidentaux y voient les prémices d'un coup de force de Staline. C'est ce qui va se produire. Le 24 juin 1948, le chef de l'Etat soviétique fait bloquer toutes les voies terrestres et fluviales conduisant à Berlin-Ouest. Pendant onze mois, les deux millions cinq cent mille habitants du secteur occidental vont vivre dans la faim, dans le froid, dans l'obscurité. Un pont aérien est finalement mis en place par les Américains et les Anglais. Il va sauver la population de la famine. Le 12 mai 1949, les Soviétiques se décident à lever leurs barrages. La ville retrouve sa liberté. Mais la guerre froide commence, pour quarante ans, et Berlin-Ouest en sera le symbole. En octobre 1949, cinq mois après la fondation de la République Fédérale Allemande, la zone de l'Allemagne orientale contrôlée par les Soviétiques devient la République Démocratique Allemande. Il y a désormais deux Allemagnes, comme il y a deux Berlin. Une ligne-frontière tracée sur le sol sépare les deux villes. Mais ce n'est pas suffisant pour empêcher la fuite de la population de l'Allemagne de l'Est. Pour stopper l'hémorragie, les autorités de RDA multiplient les fermetures des rues, ils interrompent les liaisons des tramways et des bus. Seul le métro continue de relier l'Est à l'Ouest. Les communications téléphoniques sont coupées et les quatre-vingt un postes d'accès à Berlin-Ouest sont étroitement surveillés. En 1953, les mesures se renforcent encore davantage après le soulèvement des ouvriers de Berlin-Est qui exigent des réformes démocratiques et protestent contre des normes de travail trop élevées. La révolte qui s'étend à toute l'Allemagne de l'Est est matée par les chars soviétiques appelés à l'aide par le gouvernement communiste de Walter Ulbricht. Staline, 73 ans, est mort depuis quelques mois. Khrouchtchev, qui lui succède, se veut plus rassurant, plus tolérant, plus démocrate. Il déstalinise. Mais c'est tout de même lui qui donne l'ordre d'ériger un mur à Berlin. Le 12 août 1961 vers seize heures les premières pierres du mur sont scellées. Les Berlinois de l'Est se précipitent vers les points de passage, bousculant les soldats, passant de force, avant que la porte ne se referme. En une seule journée, quatre mille personnes fuient vers l'Ouest. Parmi elles, Konrad Schumann, le premier garde-frontière à sauter la haie de barbelés. Le lendemain, vingt cinq mille miliciens, appuyés par les vopos prennent position le long de la ligne-frontière. Un homme armé tous les deux mètres. On déroule des barbelés, les chaussées sont dépavées, le mur s'élève. Policiers et membres de groupes de combat de l'armée de RDA expulsent les habitants des logements situés à proximité de la ligne de démarcation. Dans d'ultimes tentatives de fuite, les gens sautent par les fenêtres. Le 19 août, Rudolph Urban s'écrase au sol de la Bernauer Strasse. C'est la première victime. Toutes les ouvertures permettant de fuir sont désormais murées.
En Occident, les protestations sont faibles. Kennedy lui-même se déclare rassuré : ça prouve, dit-il, que Khrouchtchev n'a pas l'intention de s'emparer de Berlin, s'il construit un mur. Deux ans plus tard, le président américain en visite à Berlin-Ouest lancera son fameux "Ich bin ein Berliner" pour témoigner de son indignation devant le mur de la honte. Mais il faudra attendre longtemps encore avant que le mur ne s'effondre, le 9 novembre 1989.
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# Posted on Monday, 26 September 2005 at 12:56 PM
Edited on Tuesday, 05 June 2007 at 3:55 AM

Chansons

Chansons
On passe m1tenant au chanson.
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# Posted on Monday, 26 September 2005 at 1:03 PM

Années Soixante

Années Soixante
Et puis t'as eu quinze ans
Sur des slows qui balancent,
Sur des accents troublants
De graine de violence.

Et tu me regardais,
Je n'osais rien te te dire,
Tu me faisais planer
En m'offrant tes sourires.

Only you,
Je me sens loin de tout,
Je me sens près de nous,
Quand j'écoute Only you.

Et puis on s'est aimé
Comme on aime à cet âge,
En pensant que jamais
On n'tournerait la page.

Et je prenais ta main
Pour y poser mes lèvres,
Bercé par ce refrain
Qui donne encore la fièvre.

Only you,
Je me sens loin de tout,
Je me sens près de nous,
Quand j'écoute Only you.

J' t'attendais des heures
En jouant au flipper ;
Pendant qu'Elvis chantait Presley.
On buvait un crème
En s'disant "Je t'aime".
Où que tu sois,
Qui que tu voies
T'es toujours avec moi.

La fureur de vivre,
C'tait pas dans nos livres.
Même pas au ciné du quartier.
C'était dans la ville
Des heures difficiles.
Où que tu sois,
Qui que tu voies
T'es encore avec moi.

Only you,
Je me sens loin de tout,
Je me sens près de nous,
Quand j'écoute Only you.
Souvenirs...
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# Posted on Monday, 26 September 2005 at 1:03 PM

Antoine

Antoine
Antoine
A quoi ça sert de vouloir leur faire comprendre ?
Antoine
Regarde-les, il leur reste tout à apprendre.

Je sais,
Ils n'auraient pas dû te traiter d'ivrogne.
Antoine
C'est Bon Dieu vrai pourtant qu'tu pues comme d'la charogne.

Antoine
Avec ta gueule cassée, tu les fais rigoler.
Antoine
Même si tu parles d' l'obus qui t'a gravement blessé...

Ils vont... ils vont s'taper sur le ventre, ils vont rire aux éclats
Et ça... et ça, ça t' f'ra plus mal que pendant les combats.

Antoine
A quoi ça sert d'leur dire que si y avait ton fils...
Antoine
C'est pour quoi faire qu'tu veux t'rappeler tous ces supplices.

Tu sais,
Toutes ces conneries, eux, ça les regarde pas,
Même...
Même si t'les ont coupées avant qu'tu soit papa.

Antoine
Viens, viens on s'en va, ils vont nous rentrer dedans.
Antoine
Ils en n'ont rien à foutre d'un ancien combattant !
# Posted on Monday, 26 September 2005 at 1:04 PM